L’info sécu : respiration du nourrisson et portage.

En écho à l’une de mes récentes story, si tu me suis sur mon insta @lesptitschats voici un petit article sur le pourquoi du comment des voies aériennes dégagées en portage.

Porter son enfant c’est bien. C’est même très bien. C’est la base même de notre espèce. Nous, humains, faisons partis de la grande famille des « portés actifs ». Le parent porte, ou une autre personne de l’entourage, et l’enfant participe activement (si si, même ton grand de 19kg passé peut le faire). Mais je reviendrais là dessus en détail dans un prochain article sur la physiologie du portage.

Parlons donc sécurité. Par sécurité, on entends souvent nous parents, le fait que l’enfant soit bien maintenu. Car avouons-le, notre principal peur les premières fois : la chute. Alors que bien profondément ancré au fin fond de toi, le portage est inscrit dans tes gènes.

Donc porter sans risque de faire tomber notre chérubin. Certes, c’est un point essentiel. Mais si nous parlions aussi des grandes lignes indispensables au portage, à la vie…la respiration.

Alors ok, un bébé lové en peau à peau nu contre ton corps c’est choupinet tout plein. C’est bon pour vos deux réservoirs à ocytocine et aussi ton entourage (si si, la science le dit, quelqu’un qui en secrète est contagieux pour le reste de la tribu). Mais vouloir reproduire cet effet cocon en balade sans quelques précautions, peut tourner au drame.

Un bébé c’est quoi ? Contrairement à ce que la rumeur urbaine prétend, ce n’est pas qu’une mini reproduction de ton corps (rappel toi mini moi), aux droits et au respect limités (mais je m’étale encore) voir inexistants (stop on a dit). Son corps à sa propre physiologie.

Les premiers mois de vies, ton bébé respire UNIQUEMENT par le nez, jusqu’à ses 3 mois environ. Donc nez obstrué = problème. Tu me suis ? Du coup, si quelque chose vient obstruer ostensiblement ses jolies narines made in #mama, ben cela peut vite virer à la catastrophe, et pas celle de la tache qui ne s’efface pas (c’est la mé-merde).

Règle numéro 1 : les voies aériennes de ton enfant, désobstruées tu laisseras.

Il ne s’agit pas là de bien le moucher avant de partir, quoique le collier de morve entre tes deux seins soit hyperglam, mais bien de veiller à ce que rien ne vienne se mettre en contact, ou à en limiter l’entrée d’air : cf ton marmot pleurnichard dans ta voiture par 35° sur le parking de carouf vitres fermées bien sûr –> rien n’est au contact de ses narines, si ce n’est la vitre contre laquelle il s’acharne en faisant de belles traces de baves, et pourtant si tu l’y laisse il va y passer. Et pour ton chien même combat (et j’ai pas dit qu’un gosse c’était comme un clébard hein…). Donc même si Tatie te dit de couvrir sa tête et tente de t’enrouler un foulard de force autour de son cou, ben tu dégaine les yeux révolvers et tu dit non.

J’entends déjà venir ta question :  » Oui mais quand il fait froid il faut bien que je lui mette son nez à l’abri ?  » Certes, mais pas besoin de lui mettre un sac plastique autour de la tête pour avoir chaud (n’essaie pas !), et le foulard bien enroulé au départ autour de son cou va bien remonter autour de son nez durant ta balade et se resserrer, même effet que ton sac plastique, le bruit agaçant du froissement en moins. Je t’expliquerai dans un autre article mes combines anti-froid, et t’as de la chance, car juste pour toi (WTF) je vis en hautes montagnes et il y fait facilement -15° l’hiver.

Donc on oublie tous les bouts de tissus qui vont créer de l’encombrement et on adopte la cagoule attitude, ou bonnet col à pression. Et si je te jure, des cagoules jolies il y en a maintenant plein.

Alors après je t’entends déjà râler : « Oui mais franchement s’il s’étouffe je le sentirai, il se repoussera, cherchera à trouver de l’air ». Et c’est là que je te remet un petit coup de physiologie assassine en te disant NON ! Un bébé qui s’étouffe progressivement, c’est un peu comme la grenouille que tu plonges dans ta marmite froide (enfin toi, pas moi, j’aime trop les grenouilles pour leur infliger ça). Lorsqu’elle sent enfin la chaleur, il est trop tard pour réagir. Ton marmot, c’est malheureusement pareil. Si ses voies aériennes sont obstruées progressivement, ton enfant ne réagira pas immédiatement. Car ne respirant que par le nez, il n’a pas de soupape de sécurité. Une voie d’entrée donc une chance. C’est comme la noyade : silencieux. Les bruits et les soubresauts perçus souvent trop tard, ou même pas du tout. Et double effet kiss cool : en cas d’obstruction un mécanisme d’inspiration profonde rentre en jeu, comme pour chercher plus d’air. Moins il a d’air, plus il inspire vite et profondément, et donc plus il s’asphyxie rapidement.

Règle numéro 2 : entre ton enfant et toi, aucun tissus tu n’intercaleras.

Bon alors du coup tu commences à comprendre que le mieux, ça reste un moyen de portage avec la tête dégagée et pas plaquée contre toi sans visibilité et sans une surveillance facilité possible. Sinon ça donne quoi ? Ben ça :

Avant…
Après…CQFD la couleur de la tête du bébé parlant d’elle même.

Et ça c’est juste un arrêt sur image d’un film promo d’un WTF moyen de portage à la neuneu. Je ne vais pas pousser les recherches pour toi en le testant sur mes enfants. Mais cet enfant là est déjà bien trop rouge.

Et je te ne parle même pas du reste : pieds coincés dans le t-shirt, posture d’enroulement non respectée, bref que du bon dans le cochon, ils disaient.

Et comme on ne dis jamais deux sans trois, voici la troisième et dernière règle.

Règle numéro 3 : même en cas de tempête glacière, la tête de ton enfant, sans précautions, tu ne recouvriras pas.

Parce ce que même sans rien en contact, ton enfant peut encore s’étouffer. Donc on garde toujours un regard sur lui. Et même en portage dos, ton portable en réglage selfie peut s’avérer, plutôt deux fois qu’une, très utile.

En effet la posture de base en portage physiologique, dos enroulé en cyphose (entends arrondi), genoux repliés à hauteur de nombril, provoque un maintien automatique de la tête, ni trop en arrière ni trop en avant.

En cas de non application de celle-ci, non seulement la physiologie de ton enfant n’est pas respectée, mais encore une fois, un risque d’étouffement est généré. Car une tête trop en avant ou trop en arrière provoque une altération de l’entrée d’air dans ses poumons. Une tête mal positionnée et l’accès de l’air du nez au poumons est altéré, diminué, car il y a « compression » de ces voies de passage.

Règle numéro 4 : la position physiologique toujours ton bébé aura.

CQFD, la posture du mannequin de secourisme pour le bouche à bouche, tête bien à plat menton relevé vers l’arrière pour créer un accès facilité à l’entrée d’air directement dans les poumons depuis la bouche (et si tu ne sais même pas quoi je parle, WTF va passer ton secourisme ), et je te rappelle que tout petit, ton enfant ne respire pas par la bouche. Donc on facilite la respiration nasale un maximum.

Pour te donner un ordre d’idée, un enfant commence à acquérir la respiration buccale entre 6 mois et un an. On adopte donc la règle de la prudence, et on généralise cette acquisition aux 12 mois de l’enfant.

Bref, là je sens que tu as donné ton max pour lire mon article jusqu’au bout alors penses à ces 4 règles et tu verras comme on est bien (allez viens !).

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Naître mère

Naître mère

Un jour, d’aussi loin que je me rappelle, j’ai eut envie d’être mère. Je ne me souviens plus quand exactement mais j’en ai un souvenir lointain. J’avais mes idéaux, mes conceptions, mes préjugés nombreux aussi je pense.

Et puis un autre jour, il y a eut toi. Une évidence. Un coup dans le nez et un coup de projecteur.

Et puis, plus tard encore, toi mon garçon, celui qui m’a littéralement fait naître mère. D’abord lové dans mon ventre, puis, dans mes bras. Chaud, doux, délicat et puissant. Avec ta naissance c’est un tsunami qui m’a submergé. D’abord d’amour, évident, puissant et transcendant. Et puis la suite.

Des images, des flashs backs, des scènes de violences et d’innocences. Des peurs, profondes, insidieuses et terrifiantes. Des angoisses comme jamais, celles qui te donnent la sensation physique d’être sur le point de mourir, réellement. Et puis un jour, la scène de trop sur un trop jeune enfant et je dissocie, je me fragmente. La tétanie. Je n’ai rien su dire ni faire. J’ai perdue le fil de ma conversation et j’ai fuie. J’ai fuie.

Je n’ai pas fermé l’œil quasi durant 2 nuits. Partagée entre trop de peurs et de hontes qui n’étaient pas que les miennes. Puis j’ai lâchée le morceau. J’ai tout fait pour protéger cet enfant, ce que j’aurais tant aimé que l’on fasse pour moi dans le passé. C’est cet événement qui a fait déclic. Qui a fait sauté le disjoncteur général de mon psychisme et qui m’a permis de me sauver.

Il y a bientôt 4 ans je naissais mère. Il y a bientôt 4 ans j’ai démarré une dépression post-partum. Je n’en ai jamais parlé à mes proches. Je me suis faite aidé.

Physiquement d’abord, je me suis à nouveau reconnectée à mes sensations par le sport (la méthode Lafay mais je vous en reparlerai une prochaine fois en détail promis) mais pas que. Cette méthode a amorcée mon changement. Un précurseur. Elle m’a ouvert à de nombreuses lectures (Morin, Miller, Filiozat, Guegen…) et une introspection profonde. J’ai cru sombrer au fin de fond de meandres sans limites. Aspirée, submergée, ensevelie.

J’ai fait de l’hypnose avec Marjorie Lebon. Un soin bioénergétique avec la magique Sandy Berthaud bref tout un tas de chose qui m’ont permise de sortir la tête de l’eau. De renaître de mes traumatismes d’enfants.

Il y a bientôt 2 ans je suis sortie de cette #dpp. Mais si je n’avais pas réussi ? Alors parlez-en. Vous n’êtes pas seules. @mamanchouke en parle mille fois mieux que moi.

Ne restez pas seule enfermée dans ce vide profond, ce trou noir qui peut tout aspirer. Ne restez pas seule malgré les sourires que vous pouvez afficher en famille. Ne mettez pas tout sur le compte de la fatigue. C’est un petit mal bien commun qui peut tout dévorer.

Et vous, prenez le temps de réellement nous demander comment nous allons. Prenez le temps. Vraiment, sincèrement. Ne riez pas juste de nos cernes et de nos difficultés. Accompagnez-nous. Sur le chemin d’une parentalité douce et respectueuse de chacun d’entre nous. À commencer déjà par nous-même, jeune parent.

Soutenons-nous les uns les autres. Soyons ce village. Soyons unis. Soyons humains.

– Croire aux fauves – Nastassja Martin

Coire aux fauves – Nastassja Martin

 » Ce jour-là, le 25 août 2015, l’événement n’est pas : un ours attaque une anthropologue française quelque part dans les montagnes du Kamtchatka. L’événement est : un ours et une femme se rencontrent et les frontières entre les mondes implosent. Non seulement les limites physiques entre un humain et une bête qui, en se confrontant, ouvrent des failles sur leurs corps et dans leurs têtes. C’est aussi le temps du mythe qui rejoint la réalité ; le jadis qui rejoint l’actuel ; le rêve qui rejoint l’incarné. »

Il y a des lectures qui vous envoutent, vous transportent et vous transcendent. Il y a des lectures qui vous font voyager au sein d’un univers mystique et animal. Qui vous prennent au trippes sans crier gare et réveille en vous votre instinct sauvage.

Que dire ? Que dire de ce voyage mystique et envoûtant que nous confie Nastassja Martin ? Que dire qui ne soit de trop à côté de ses propos ? Que dire si ce n’est merci. Merci de nous ouvrir ainsi un voyage, une rencontre, déséquilibrée, déséquilibrante, perturbante. Merci de nous offrir une entrevue sur ce qui a bien pu se produire. Merci de nous livrer cette pépite qui retrace bien plus qu’un événement à sensation. Qui retrace une rencontre, attendue finalement depuis si longtemps. Merci de nous offrir cette once de sensations perçues. Mais que nous sommes finalement si loin d’imaginer à hauteur de son intensité.

Merci et bravo. Non pas pour avoir su dépasser ce jour là, ce qui est bien évidemment majestueux. Mais bel et bien pour cette force d’écriture et de vie qui y transpire. Et merci de nous confier un peu de ce monde de là bas. Comme une envie d’aller s’immerger au fin fond du Kamtchatka.

Alors n’hésitez plus, si vous recherchez la lecture du moment, qui vous fera vous emmitoufler sous un plaid douillet, au coin du feu, tisane ou café à la main, elle est là.

Croire aux fauves – Nastassja Martin

Collection Verticales, GallimardParution : 10-10-2019

http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Verticales/Verticales/Croire-aux-fauves

https://www.instagram.com/lesptitschats/

Qui suis-je ?

Mamalova : portage, partage, nature, lecture et libellule.

Alors voilà, c’est moi, Laëticia, avec un c et des trémas. 


34 ans aoutch, deux enfants de bientôt 4 ans et 4 mois. Beaucoup de 4 tiens ! Mon compagnon de vie se nomme Mica et nous vivons dans les Hautes-Alpes. Notre jardin est le parc des écrins et de magnifiques sommets tels que celui de la Meije ou les Agneaux. Chez nous il fait en moyenne -10/-15° l’hiver mais de plus en plus chaud l’été. Trop d’ailleurs pour nos glaciers, et pas que. 


Je suis femme, amante, mère, aimante, un peu extravertie quand j’en ai envie, parfois ours et louve, boutentrain mais camouflée derrière une timidité encore parfois récalcitrante. J’ai du mal à dire non mais j’y travaille. 
J’exerce plusieurs métiers. Ma passion Étiopathe, je vous invite d’ailleurs à me suivre sur @laeticiabarbier_etiopathe si vous souhaitez en savoir plus sur cette (génialissime, on est jamais trop objectif) thérapie manuelle. 

Je suis également gérante de notre gîte @gite_lepasdelane avec mon conjoint. Un radical changement de vie depuis le printemps 2018. Avec ses bons côtés et ses moins bons, comme le fait d’avoir moins de temps pour les enfants…l’heure du bilan viendra dans quelques années. 


Et passionnée de maternage, parentalité positive, allaitement, respect de l’enfant et de portage, je suis également devenue monitrice de portage en mars 2018 grâce à notamment Krisztina de @tingegarden qui m’aura fait découvrir cette superbe formation de @guillaumeguerid avec @porterentoutesimplicite. J’adore ça. Le portage et son partage. Parce que personnellement il me permet de me sentir mère et femme, de répondre aux besoins de mon enfant et aussi aux miens (oui on peut aller aux toilettes je vous jure, toi seule tu sais #mama). Et j’adore le transmettre. Donner confiance à des graines de parents en devenir qui n’ont parfois besoin que d’un petit souffle d’air pour se faire confiance sur le chemin d’une parentalité plus douce, plus en lien avec leur désir profond, plus respectueuse d’eux et leurs enfants.
L’un de mes projets futurs, passer le DIU d’allaitement pour devenir également conseillère IBCLC. 
J’aime la poésie, les romans, la musique, l’art, les troubadours, des musiques lointaines, le hard rock …(j’aurais quand même réussie à danser sur #soad lors d’une évaluation en STAPS, #chopsuey mon amour).

Je crois en la Vie avec une majuscule, en l’amour, au féminin sacré, à l’entraide, à la sororité. À cette Terre magique et sacrée que nous avons sacrément amochée bordel. Je suis persuadée que mes enfants, s’ils en ont la chance, sauront encore mieux la respecter. Je crois en l’amitié profonde et sincère. Je crois que l’on peut vivre sans dresser ses enfants ni veo. J’essaye d’être bienveillante, avec ceux qui m’entoure. Mais je reste parfois volcanique et sais le faire comprendre quand on m’emmerde. Et j’ai un sublime tatouage polynésien réalisé par le talentueux @dalerobertsoon, que je finirais un jour au Canada. Il fait partie de moi et m’a notamment permis d’apprendre à aimer mon corps. Bref voilà. Vous ne savez pas tout mais une partie.

Et ce qui me prend la tête en ce moment, les veo a chaque coins de rues. Putain de bordel de merde, mais nos enfants n’ont donc t’ils pas le droit à plus d’estime et de respect que ça ??!! Ah oui, j’ai aussi été poissonnière, mais mon langage langage Chartier ne vient pas de là ! 
Peace.